La cystite … un grand classique chez les femmes ! Focus sur les causes et les remèdes

Ma première cystite remonte à mes années lycée. Puis le temps passant, j’ai vécu d’autres épisodes de cette infection. Tout récemment, elle a encore frappé ! Après avoir traversé des heures dans le côté obscur de la cystite, j’en suis sortie indemne, soulagée et légère.

Suite à ce nouvel épisode, j’ai sérieusement décidé d’étudier le sujet pour éviter une récidive et peut-être en faire profiter certaines femmes.

Source : site Viehealthy

 

La cystite, qu’est-ce que c’est exactement ?

En latin scientifique, le mot est composé de Cysto – vessie et de ite – inflammation. Il s’agit donc, comme vous l’aurez compris, d’une inflammation de la vessie qui est généralement liée à une infection bactérienne (pour les infections urinaires simples, dans 90%, il s’agit de la bactérie d’origine digestive Escherichia coli).  Chez la femme jeune, on peut aussi trouver la bactérie Staphylococcus saprophyticus.

Il existe divers types d’infections urinaires (IU) concernant les autres organes de l’appareil urinaire comme l’urètre et peut entraîner des complications comme la pyélonéphrite (infection des reins) ou des abcès (rein, testicule, prostate chez l’homme).
Il est très important de traiter rapidement l’infection urinaire.

On parle d’IU récidivante à partir de 4 épisodes par an. Dans ce cas, il faudra faire des analyses pour en identifier la cause (présence d’autres bactéries, résistance aux antibiotiques,…).

Ce problème touche beaucoup plus souvent les femmes que les hommes. 1 femme sur 2 aura une cystite au moins une fois dans sa vie. Ce phénomène s’explique souvent par l’anatomie. La bactérie Escherichia coli, naturellement présente dans la flore intestinale, devient problématique lorsqu’elle migre vers l’appareil uro-génital via l’urètre puis la vessie.  Les bactéries y ont proliféré et se sont bien accrochées à nos muqueuses !

Le chemin entre notre anus et l’entrée de l’urètre, où se promène la fameuse E.coli, est beaucoup plus court que celui de l’homme, jusqu’à 10 fois moins long, donc plus rapidement atteignable.

Bactérie E.Coli chez la femme                                         (Source : Femmanose)

 

Comment la reconnaître ? Quels symptômes ?

  • Brûlures ou douleurs à la miction
  • Augmentation de la fréquence de la miction
  • Ressenti d’un besoin urgent d’uriner
  • Douleurs au bas ventre
  • Fièvre et frissons
  • Parfois saignements à la miction (30% des cas)
  • Fatigue

 

Des causes et facteurs multiples 

Physiologiques et physiques (surtout pour les cystites récidivantes) :

  • Activité sexuelle
  • Utilisation de spermicide (déséquilibre de la flore vaginale)
  • Antécédent d’IU dans la famille au 1er degré (mère, sœur, fille)
  • Troubles du système digestif
  • Obésité
  • Périodes de grande fatigue

… Mais aussi des facteurs psychologiques :

Dans notre médecine occidentale, nous faisons souvent l’impasse sur les facteurs d’ordre psychologique et émotionnelle contrairement aux médecines traditionnelles comme la médecine ayurvédique ou chinoise. Ils peuvent être le point de départ de nombreuses pathologies, qui sont ensuite matérialisées dans le corps ou bien somatisées parfois pendant toute une vie. Et si on écoutait les messages que notre corps veut nous faire passer ?

Dans son livre « Dictionnaire des malaises et des maladies », Jacques Martel  décrit l’inflammation de la vessie comme le reflet de la retenue de nos irritations, frustrations et insatisfaction. Les émotions ne sont pas exprimées et restent enchaînées au silence. La vessie s’enflamme, une situation qui nous brûle et l’émotion qui y est rattachée veut s’évacuer.

Selon moi, l’ensemble des facteurs doit être considéré. L’important sera d’identifier et de croiser les causes à la fois psychologiques et physiques puis de travailler dessus sereinement. Ce sont des pistes intéressantes à explorer notamment chez les femmes à cystites récidivantes.

 

Prévention plutôt que guérison

Avant d’en venir au traitement antibiotique pour éliminer les bactéries déjà bien implantées, nous pouvons tenter de mettre en place un système de prévention. Voici quelques conseils « classiques » mais qui fonctionnent :

Conseils d’hygiène générale 

  • Boire 1,5 à 2 litres d’eau pure par jour
  • Ne pas se retenir d’uriner et uriner régulièrement (toutes les 4h)
  • Uriner après les rapports sexuels
  • Arrêter les spermicides (voir autre méthode de contraception)
  • Porter des vêtements amples de préférence en matières naturelles
  • Privilégier le port de culottes ou boxer (pas de string les filles !)
  • Avoir une bonne hygiène génitale et périanale (après chaque rapport sexuel, éventuellement passer un peu d’eau sur les parties génitales externes et nettoyer avec un savon doux la partie anale si besoin) … et éviter les lingettes jetables qui souvent déséquilibrent notre flore.

 

Conseils sur l’alimentation 

  • Régularisation du transit intestinal par une alimentation saine et équilibrée. Réduire les aliments acidifiants (sucres, viandes, produits laitiers, café,…) et le gluten qui engorge l’intestin.
  • Boire le jus d’un citron dilué dans une eau tiède le matin à jeun durant 2 semaines

 

Quelques plantes intéressantes 

  • Tisanes de bruyère (Calluna vulgaris), de busserole (Arctostaphylos uva-ursi), de canneberge (Vaccinium macrocarpon), de barbe de maïs (Zea mays), cannelle (Cinnamomum verum), clou de girofle (Syzygium aromaticum), thym (Thymus vulgaris)
  • Huiles essentielles : origan vert ou origan compact, palmarosa, cannelle écorce, sarriette des montagnes, thym à linalol, petit grain bigarade, romarin à cinéole
  • Hydrolats : cyprès (1 c.c. à diluer dans un verre d’eau), sarriette ou origan (1 c.c. à diluer dans un liquide comme une boisson d’amande)

Avant toute prise de ces plantes, vérifiez la posologie et les éventuelles contre-indications.

 

Méditation et libération 

Pour travailler sur la partie psycho-émotionnelle, je recommande la méditation ou des temps de respirations profondes, plusieurs fois par semaine, à tout moment de la journée. Ces moments apaiseront fortement le mental, parfois agité et envahi de pensées « inutiles » ou toxiques (bavardage mental).

Par ailleurs, je peux témoigner de l’aide de la méditation dans la gestion de la douleur lors de ma dernière crise. Cela m’a réellement permis de mieux gérer et accueillir ces douleurs, qui auparavant étaient vraiment insoutenables. Pour autant cela ne veut pas dire qu’il faut supporter la douleur et ne pas agir.

 

Du côté psycho-émotionnel comme mentionné plus haut, on pourra se tourner vers la libération de la parole et le lâcher-prise. Lorsque vous vous sentirez prêt à parler, pensez « à bien choisir vos mots pour exprimer vos maux » (référence à la Chamane celte). Pour ma part, j’ai noté un changement ces dernières semaines…peut-être un impact psychologique ou une conséquence ?

 

L’antibio, remède imparable en cas de crise aigüe

Si vous avez déjà connu des épisodes aigus de cystite et que vous reconnaissez les symptômes, alors ne jouez pas avec le feu et foncez chez le médecin pour qu’il vous prescrive un antibiotique adapté.

Il ne faut pas attendre car les bactéries peuvent entraîner une pyélonéphrite si elles remontent vers les reins, impactant tout le système uro-génital et d’élimination des toxines.

Même en tant que naturopathe, je recommande la prise d’antibiotiques quand il est vraiment nécessaire. Plus d’une fois, l’antibiotique est venu à notre rescousse… Mais ne pas en abuser car les bactéries deviennent de plus en plus résistantes.

 

Et après la crise ?

Si vous avez réussi à passer cette crise inflammatoire et que vous vous sentez mieux, c’est une belle étape de franchie. Mais ne nous arrêtons pas là !

En effet, surtout en cas de prise d’antibiotiques, il sera essentiel de faire une cure de probiotiques pour reconstruire votre flore intestinale et vaginale, ravagée par les antibiotiques qui éliminent les mauvaises bactérises mais aussi les bonnes.

Les probiotiques sont des micro-organismes vivants contenant de bonnes bactéries et levures visant notamment à équilibrer la flore intestinale et vaginale. Ils pourront être pris à la fois pour restaurer celles-ci après la prise d’un antibiotique ainsi qu’en traitement préventif.

Plusieurs souches de bactéries ont été identifiées comme bénéfiques dans ce contexte : Lactobacillus helveticus, Lactobacillus plantarum, Lactobacillus rhamnosus, acidophilus. Demandez conseil à un professionnel de santé pour sélectionner des probiotiques les plus adaptés et suffisamment dosé pour être efficace.

Généralement, il est recommandé de les prendre durant 1 mois minimum. Si besoin est, vous pouvez réaliser plusieurs cures dans l’année mais toujours espacée d’un mois de pause (fenêtre thérapeutique).

Je vous recommande aussi de manger des yahourts, choucroute, kéfir, kombucha ou autres aliments « pré-biotiques » qui comportent naturellement les bonnes bactéries. Les personnes ayant des problèmes de candidose devront éviter ces produits jusqu’à stabilisation de la flore intestinale.

Et bien-sûr, n’oubliez pas de suivre les conseils d’hygiène générale et alimentaire recommandés ci-dessus à titre préventif.

 

Appel à témoignages !

Et vous, avez-vous déjà eu des cystites ?  Quels sont vos remèdes ? les témoignages et questions sont ouvertes ! 😊

 

Julie Ollivier

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Contactez-moi par mail info@nunaqhali.com ou au 07.86.60.02.16 pour en discuter ensemble.

 

Avertissement : le contenu écrit de cette publication ne peut en aucun cas se substituer à l’avis d’un médecin ou professionnel de santé. La responsabilité de l’auteur ne saurait être engagée par les conséquences qui découleraient de son utilisation, ni en cas d’interprétation erronée.

Detox de printemps nous voilà !

Chardon marie, un classique pour la détox

 

La détox, pourquoi faire ? 

La phase de détoxification permet d’aider les organes émonctoires (les organes filtres que sont le foie, les reins, la peau, l’intestin et les poumons éliminent les toxines du corps) à faire leur travail, les entretenir et les nettoyer en profondeur en cas de surcharge. On pourrait comparer cela à l’entretien de votre voiture ou de votre maison. L’idée est de prendre soin de ces organes filtres régulièrement et ne pas attendre qu’ils soient encrassés.  

Cela tombe à pic pour la période post-confinement pour éliminer les kilos de pâtes ou autres sucreries que nous n’avons pas vraiment évacué. Avec une bonne détox, nous retrouverons énergie et vitalité pour la reprise !

Autre avantage de la détox : préparer votre silhouette pour l’été ! 

Ses bienfaits se produisent également sur le système nerveux en favorisant un meilleur sommeil, moins de stress, etc.

 

Iris : une  plante digestive et dépurative

 

Et pourquoi au printemps ?

En novembre dernier, je vous parlais de la detox d’automne dans un article du blogIl est recommandé de réaliser une cure entre deux saisons, à l’entrée et à la sortie de l’hiver

Comment réaliser la cure ?

Selon les plantes et la nature de nos besoins, on peut cibler pour une élimination des toxines par les reins, par le foie ou encore par l’intestin. Souvent dans la cure détox, ce sont les deux premiers que l’on va privilégier car ils travaillent beaucoup et toute l’année ! 

Elimination par les reins : stimulent l’élimination urinaire. Il faudra donc privilégier la prise de tisanes pour son action aquarétique.

    • Pissenlit (feuilles et racines)
    • Griottier (queue de cerise ou pédoncule)
    • Piloselle (parties aériennes)
    • Orthophison (sommités fleuries)
    • Ortie (feuilles) 
    • Iris (racines)

 

Pissenlit
Pissenlit, diurétique et antioxydant

 

Elimination et stimulation du foie : 

    • Artichaut (feuilles)
    • Pissenlit
    • Romarin officinal (sommités fleuries)
    • Tilleul (aubier)
    • Fumeterre (parties aériennes)
    • Chicorée (racine)
    • Menthe poivrée (feuilles)

D’autres plantes que l’on peut prendre sont les célèbres Chardon marie, bouleau, radis noir. 

Privilégiez la prise de ces plantes sous forme d’infusions que vous trouverez en herboristerie ou magasin biologique, c’est ce qu’il y aura de plus facile et naturel à assimiler par votre corps. Les temps d’infusion ou décoction varient selon la plante. Je vous invite à consulter des ouvrages sur les plantes médicinales ou le site de Althea Provence. Pour ceux qui souhaitent une solution plus « pratique » et rapide, vous pouvez prendre ces plantes sous forme d’ampoules ou de comprimés d’extraits secs. Il existe des préparations prêtes à l’emploi disponibles en magasin biologique ou parapharmacie/pharmacie. 

Combien de temps ?

On recommande généralement une durée de 3 semaines. Il est important de ne pas aller au-delà de 5 semaines car ce travail est très intense pour le corps. Misez plutôt sur la maximisation en un temps court pour l’efficacité de la cure.

L’effet curatif !

Parfois peuvent apparaître des boutons, glaires ou autres effets internes ou externes qui sont la preuve de l’efficacité du traitement. L’organisme réalise son travail de purification. Pas de panique !  

Contre-indications ?

Pour les plantes hépatiques, prêtez attention s’il y a un traitement et/ou problème hépatique. 

Pour les plantes drainantes et diurétiques, prêtez attention en cas de problèmes rénaux. 

Avant de commencer une cure, vous pouvez toujours consulter un professionnel de santé pour vérifier sa compatibilité avec votre profil et identifier quelles plantes seront les plus adaptées. 

Je nettoie et après ?

Pour ceux qui souhaitent aller plus loin, vous pouvez tester une cure de probiotiques en laissant un temps d’une semaine à l’organisme après la fin de la cure de plantes détox. Je vous expliquerai dans un prochain article l’importance des bonnes bactéries dans notre organisme. Les probiotiques aident à retrouver une flore bactérienne saine et équilibrée. 

Durée : minimum 3 semaines pour que cela soit efficace

Important ! Lorsque le corps élimine, il faut également lui apporter des aliments minéralisants comme les fruits (cerise, noix, banane, kiwi, pomme, figue, abricot sec, datte, raisin) et légumes frais (betterave, carottes, céleri, panais, navet, radis, épinard, brocoli, ail, oignon, persil), des plantes comme le pissenlit ou l’ortie pour ne pas perdre les minéraux essentiels pour la vitalité du corps. 

Et pourquoi pas accompagner d’une mono-diète (pommes, riz, raisin ou carottes) ?
Personnellement, je pratique la mono-diète depuis des années 2 fois par an. Les bienfaits sont là (durée maximum de 3 jours) : nettoyage intestinal, légèreté et perte de poids, boost et redonne de l’énergie

Une cure détox oui, mais bien entendu, on l’accompagne d’un peu d’exercice physique doux comme la marche, le footing, le yoga, pilates, ou encore la danse. 

Réflexologie et massage pour compléter et se détendre ! 

La réflexologie ou le massage du pied sont de bons outils complémentaires pour aider à bien éliminer, en plus d’être relaxants. En effet, en réflexologie plantaire, le système digestif et ses organes sont représentés sur le pied. A faire plutôt le soir, minimum 30 minutes après le repas.

 

Dans une démarche éthique et écologique, privilégiez des produits issus de l’agriculture biologique ou raisonnée et le format vrac pour les plantes (souvent disponible en herboristerie et certains magasins biologiques). L’idéal de l’idéal serait de pouvoir cultiver ses propres plantes médicinales ou de partir à la cueillette en pleine nature. 😊

 

Je vous invite à laisser vos avis et commentaires ci-dessous et partager vos expériences.

Julie Ollivier 

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Vous souhaitez en savoir plus sur la naturopathie ?  En séance privée ou en atelier collectif ?

Durant cette période, je vous propose aussi des ateliers en ligne.

Contactez-moi par mail info@nunaqhali.com ou au 07.86.60.02.16 pour en discuter ensemble.

 

Avertissement : le contenu écrit de cette publication ne peut en aucun cas se substituer à l’avis d’un médecin ou professionnel de santé. La responsabilité de l’auteur ne saurait être engagée par les conséquences qui découleraient de son utilisation, ni en cas d’interprétation erronée.

 

Liens et ouvrages utiles 

Site web de Altheaprovence par Christophe Bernard, conseiller en phytothérapie et herboristerie :  https://www.altheaprovence.com/

Dr Fabienne Millet. Les secrets des plantes qui soignent. Editions Marabout.